par Communication
Témoignage de Anaelle Mazin, Chargée de mission Guichet vert au GIP Maximilien

Témoignage de Anaelle Mazin, Chargée de mission Guichet vert au GIP Maximilien

Chargée d'animer le Guichet vert francilien, Anaelle Mazin présente ses missions et quelques exemples de sollicitations qu'elle reçoit fréquemment. 

Parlez-nous de votre parcours :

Après un Master 2 en Adaptation au changement climatique, j’ai choisi de compléter ma formation avec un deuxième Master 2 en Responsabilité sociale des entreprises et environnement (RSEE) en alternance. J’ai réalisé cette alternance à la Direction des finances et des achats de la ville de Paris, où j’ai découvert la commande publique. J’ai souhaité en savoir plus sur le sujet de la commande publique responsable et ai mené une thèse afin d’étudier sa capacité à être un levier de transition écologique du territoire. Après ces trois ans de recherche, j’ai été ravie de rejoindre l’équipe du GIP Maximilien en tant que chargée de mission Guichet vert, pour continuer à travailler sur le sujet aussi passionnant et complexe qu’est la commande publique responsable.

 

Quel est le quotidien d’un·e chargé·e de mission « Guichet vert » ?

Le Guichet vert est un service piloté à l’échelle nationale par le Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Il est porté en région par les réseaux de la commande publique, et c’est le GIP Maximilien qui l’anime en Île-de-France. Cette organisation au national permet aux Guichets verts régionaux de travailler ensemble au quotidien et c’est une vraie plus-value.

Le Guichet vert est un service gratuit à destination de toutes les structures soumises au Code de la commande publique avec pour objectif de les aider à intégrer des considérations environnementales dans leurs contrats. Dans ce cadre, les structures franciliennes me font parvenir leurs demandes par le biais d’un formulaire en ligne, et je leur propose ensuite des guides ressources, des fiches de retour d’expérience, des informations sur la réglementation achats durables, etc.

Ce que les structures apprécient particulièrement, c’est l’envoi de DCE exemplaires. Le Guichet vert propose un service de premier niveau : nous ne corrigeons ni ne rédigeons pas de clauses ou critères, mais nous envoyons des éléments dont les acteurs peuvent s’inspirer (cf. la Charte du Guichet vert). S’il y a bien une idée à retenir, c’est que le Guichet vert est là pour faire gagner du temps aux acheteurs publics, en réalisant des recherches pour eux, au plus près de leur besoin.

Les Guichets verts organisent également des Cafés Guichet vert. Ce sont de courts webinaires au cours desquels nous présentons des sollicitations reçues sur une famille d’achat donnée et les conseils dispensés. Le prochain est déjà programmé, il aura lieu le 28 septembre et portera sur le Numérique.

 

Pouvez-vous nous parler des sollicitations les plus fréquentes ?

Tout segment d’achat peut faire l’objet d’une sollicitation Guichet vert. Les sollicitations sont donc très variées, mais certains sujets sont plus fréquents que d’autres.

Je suis très souvent interrogée sur les marchés de prestations intellectuelles et d’assistance à maîtrise d’ouvrage. De manière générale, on peut intégrer des considérations relatives aux déplacements et aux livrables, mais on cherchera surtout à proposer des dispositions qui concernent l’objet-même du marché.

Je reçois aussi régulièrement des questions sur le segment numérique/informatique, et notamment sur l’achat de logiciels ou la création et la maintenance de site web. J’invite alors les acheteurs à intégrer des clauses privilégiant les services conçus au plus près de leurs besoins par exemple, afin de réduire la puissance informatique nécessaire à leur bon fonctionnement. Pour les sites web, on pourra aussi tenter d’agir sur l’hébergement.

Il existe des structures de l’économie sociale et solidaire qui proposent des services dans le domaine du numérique. Je porte ces structures à la connaissance des acheteurs pour leur sourcing, afin que leur démarche s’inscrive au mieux dans le développement durable.

Je réalise également des fiches présentant les conseils dispensés par le Guichet vert d’Île-de-France sur des sollicitations fréquentes. De nouvelles fiches devraient voir le jour cet été.

 

Quel conseil pouvez-vous donner aux acheteurs publics pour intégrer des considérations environnementales dans leurs marchés ?

Il existe de nombreux outils à leur disposition : qu’ils n’hésitent pas à s’en saisir ! Bien sûr, il y a le Guichet vert, mais il y a aussi La Clause verte, La Réf (pour connaître ses obligations réglementaires en matière d’achats durables), ou encore la plateforme Rapidd.

Et évidemment, réfléchir aux considérations durables dès la définition du besoin et réaliser un sourcing pour découvrir des solutions répondant aux enjeux environnementaux du marché et pour connaître la maturité du milieu fournisseur.