par GIP Maximilien
La conférence du 8 juin sur l'ouverture des données publiques, relatée par les médias

La conférence du 8 juin sur l'ouverture des données publiques, relatée par les médias

La première conférence annuelle du GIP Maximilien s'est tenue en visioconférence le mardi 8 juin 2021. Elle portait sur l'ouverture des données publiques.

Les prochaines licornes européennes traiteront des données territoriales et de leurs usages

Mauna Traikia, Vice-présidente chargée du numérique au GIP Maximilien
 
Dans une dépêche du 8 juin 2021 portant ce titre, la journaliste Emilie Buono retrace une partie des débats de la conférence sur l’open data organisée par Maximilien avec son partenaire Paroles d’Élus. Voici quelques extraits de cette dépêche.

"On a un vrai sujet sur la protection des données territoriales et leur propriété", fait valoir Mauna Traikia (ci-contre), à l’occasion d’une table ronde organisée mardi 8 juin 2021 par le GIP Maximilien, dont elle est la Vice-présidente chargée du numérique.

 

"Il y a encore pas mal de travail sur l’open data de la commande publique", estime Émeline Vandeven, consultante commande publique et open-data chez Datactivist, qui l’explique par le fait que "l’open data n’est pas considéré comme prioritaire pour les acheteurs publics". Résultat, cette ouverture des données est "souvent vue comme une tâche en plus à faire à la fin du processus achat". Elle plaide donc pour "donner du sens et une utilité aux données", via une "acculturation des agents à la data et à l’open data". Selon elle, les données doivent d’abord être "réutilisées en interne, puis valorisées, dans un second temps, vers l’extérieur".

 

Emeline Vandeven souligne qu'"on parle souvent des données essentielles qui doivent être ouvertes, mais il ne faut pas oublier que la loi [pour une République numérique] s’applique aussi à d’autres jeux de données". Certes, "les standards n’existent pas encore, mais mon souhait est qu’on aille très vite au-delà des données essentielles, qui devront être ouvertes à 100 %, servir et être recoupées avec d’autres données", explique-t-elle.

 

Conscient des réticences de certaines collectivités à publier leurs données, Antoine Carette, directeur adjoint donnée, numérique et smart région à la Région Île-de-France, assure qu'"ouvrir ce n’est pas se déposséder" mais au contraire "reprendre la maîtrise de son patrimoine". "Toute démarche d’ouverture des données est un moyen de se les réapproprier", insiste-t-il. Il préconise néanmoins "d’y aller pas à pas et d’être pragmatique" : "il faut identifier des besoins dans quelques domaines stratégiques", car "l’open data n’est pas un bloc à réaliser d’un seul tenant".

 

Dans son article "Du bon usage de la donnée publique" paru le 9 juin 2021, Fabienne Proux, Rédactrice en chef déléguée du Journal du Grand Paris, explique qu’à l’occasion de la conférence du GIP Maximilien sur l’administration numérique organisée le 8 juin "les intervenants [à la conférence des grands témoins ; photo ci-contre] ont convenu de l’utilité de l’open data, qu’il fallait considérer davantage comme une opportunité pour créer de la valeur, notamment économique, plutôt que comme une contrainte administrative".

 

 

Dans son article, Fabienne Proux poursuit en citant notamment plusieurs propos des intervenants à la conférence. En voici quelques extraits:

 

Car en tant qu’indicateur sur l’environnement local, la donnée territoriale permet non seulement, selon Mauna Traikia, vice-présidente chargée du numérique au GIP Maximilien, de "visualiser l’efficience des politiques publiques et d’améliorer la commande publique", mais aussi d’imaginer de nouveaux services en lien avec les citoyens.

 

 

Tout l’intérêt de l’open data était ici, pour Bertrand Monthubert, "d’arriver à croiser les informations (sociales et de santé par exemple) pour en tirer des statistiques". Inutile cependant de tout vouloir ouvrir, mais "regarder ce qui peut l’être ou pas", a suggéré le conseiller régional d’Occitanie, tout en analysant ce qui peut être intéressant à tirer des données non publiables, de manière à "explorer tout le potentiel d’usages des données".

 

A ce titre, Antoine Carette, directeur adjoint donnée, numérique et smart région à la Région Île-de-France, a insisté sur la richesse des informations disponibles dans les dossiers de réponse aux marchés publics. Aussi, Mauna Traikia, également conseillère territoriale développement numérique à Plaine Commune, a invité à communiquer davantage sur l’intérêt de l’open data qui a encore trop souvent "une image technique".

 

Jusqu’à présent, l’open data était une démarche à accomplir à l’issue de la procédure d’achat, mais sans utiliser cette masse de données car ce n’était pas un sujet prioritaire. Toutefois, "les choses bougent", a constaté Emeline Vandeven consultante commande publique et open data chez Datactivist. Mais pour savoir comment en tirer le plus de valeur, il faut une acculturation à la data, tant des élus que des agents et pas uniquement ceux chargés de la commande publique.

 

Notamment parce que la valorisation des données requiert d’en "fédérer la gouvernance, en impliquant même des juristes", a expliqué de son côté Isabelle Mathé, directrice business development régional-smart city chez Orange business services, dont la mission consiste à suivre l’ensemble du voyage de la data : collecte, transport, stockage, partage, sécurisation…