Témoignage : Le GIP Maximilien donne la parole à Eric Juttin, responsable Marchés publics du groupe Pomona

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Eric Juttin, Responsable Marchés Publics du Groupe Pomona à Antony (92)

Entré au Groupe Pomona en 2012 dans la branche PassionFroid, Eric Juttin est, depuis octobre 2018, Responsable Marchés Publics Groupe rattaché à la Direction commerciale. A ce titre, il assure la coordination et la mise en place des outils relatifs aux marchés publics auxquels répondent les 3 branches d’activités majeures du Groupe : TerreAzur, PassionFroid et EpiSaveurs. Outre ces fonctions, Eric Juttin intervient au niveau de toutes les interprofessions telles la CGI [1] et la Fedalis [2]. Par ailleurs, en tant que membre actif du Conseil national de la restauration collective (CNRC) installé depuis mars 2019, il participe à la réflexion sur les modalités d’application de la loi EGAlim.

Quelle est l’organisation mise en place par le Groupe Pomona concernant les marchés publics ?

Plus de 150 collaborateurs du Groupe sont affectés à la réponse aux marchés publics suivant une organisation décentralisée. Au niveau du siège, il y a en premier lieu mon service avec 5 collaborateurs ainsi qu’un binôme responsable/assistante dédié aux marchés publics nationaux pour chacune des branches d’activités (TerreAzur, PassionFroid, EpiSaveurs).

Enfin, pour chacune des 37 succursales des 3 branches réparties sur la France entière, il a été constitué une équipe spécialisée dans les marchés publics de 4 personnes en moyenne. Le service Marchés Publics Groupe est chargé de coordonner l’ensemble de ces équipes dédiées et d’assurer le déploiement d’outils communs pour repérer et répondre aux marchés publics.

En quelle année et de quelle manière avez-vous adopté la réponse électronique aux marchés publics ?

Le Groupe n’a pas attendu les obligations pour répondre de façon électronique aux marchés publics, il le fait depuis 2012, année où j’ai intégré la branche PassionFroid. Nous avons mis en place des outils pour aider nos équipes à répondre aux marchés publics en nous appuyant sur deux prestataires qui nous simplifient la tâche et nous permettent de sécuriser nos process : la société Wanao pour la veille des marchés et la société Sendao pour la réponse aux marchés. Voilà par exemple comment cela s’opère pour la plateforme Maximilien : Wanao repère les appels d’offres qui nous intéressent et nous les envoient pour qu’on puisse préparer notre candidature qui est envoyée par Sendao.

J’ajouterais par ailleurs, concernant la dématérialisation des factures, que mon service et le service informatique ont participé il y a environ 5 ans, au projet ChorusPro ; notre Groupe constituait alors une des entreprises pilotes de ce projet.

Comment contribuez-vous à faire avancer la question des marchés publics dans votre secteur ?

A l’occasion d’opérations de sourcing menées par le Conseil régional d’Ile-de-France nous avons pu faire connaître la manière dont nous travaillons sur les cahiers des charges et les problèmes de lecture qu’ils peuvent induire pour un fournisseur. nous avons une bonne expertise sur cette question : nous avons notamment construit des cahiers des charges avec la CGI pour proposer un guide de recommandations à destination de l’acheteur public qui a été validé par la DAJ [3] et l’APASP [4]. Ainsi nous avons pu mettre en avant les bonnes pratiques dans les marchés publics et faire avancer la question des cahiers des charges.

Quelle(s) utilisation(s) faites-vous de la salle MPE de Maximilien ?

A travers Maximilien, ce qui m’intéresse le plus est la mise en relation entre les acheteurs publics et les entreprises et de pouvoir notamment échanger sur la composition des cahiers des charges comme nous l’avions fait lors de la table-ronde organisée par Maximilien en juillet 2019. Ce type d’échange avec les acheteurs publics est important pour nous : il nous permet de faire découvrir nos activités, et donc en quelque sorte, de ne pas rester cachés derrière le portail. Chez Maximilien on sent bien cette volonté d’ouvrir le dialogue entre les acheteurs publics d’un côté et les entreprises de l’autre, de leur permettre d’échanger sur leurs problématiques respectives. C’est un élément fondamental si demain on veut pouvoir faire avancer l’écriture des cahiers des charges et de leurs modalités d’application.

Je profite de l‘occasion pour dire que j’aimerais que Maximilien démultiplie les rencontres physiques entre les acheteurs et les distributeurs et producteurs pour qu’une meilleure connaissance du terrain puisse s’opérer. C’est particulièrement important pour notre secteur d’activité parce que nous livrons de l’alimentation à nos clients. Dans ce cadre, le sourcing peut permettre aux acheteurs de comprendre, par exemple, comment mettre en œuvre des fruits et légumes frais de saison suivant leur disponibilité en Île-de-France. Pour moi il est essentiel que les acheteurs publics puissent rencontrer les fournisseurs y compris en allant sur le terrain pour voir où sont produites les denrées qu’ils achètent. Ce sourcing est aussi la garantie d’un bon service rendu et d’une réalisation optimale d’un marché public.

[1] Confédération du Commerce de Gros et International

[2] Fédération des Distributeurs Alimentaires Spécialisés

[3] Direction des Affaires Juridiques (Bercy)

[4] Association Pour l’Achat dans les Services Publics 

Le groupe Pomona en chiffres :

  • Grossiste alimentaire depuis 1912,
  • Plus de 12 000 collaborateurs,
  • A réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros dont plus de 600 millions d’euros - un montant en progression chaque année - au travers des marchés publics remportés,
  • Le Groupe Pomona répond à 7 200 appels d’offres environ, soit en moyenne 2 400 appels d’offres par branche d’activité (TerreAzur, PassionFroid, EpiSaveurs),
  • 30% des marchés se situent en Île-de-France (soit un montant d’environ 180 millions d’euros).